{"id":177,"date":"2015-06-28T09:00:00","date_gmt":"2015-06-28T09:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.drdemers.com\/lettre-importante-adressee-a-linesss-pour-la-reconnaissance-de-lhormonotherapie-feminine-bioidentique\/"},"modified":"2015-06-28T09:00:00","modified_gmt":"2015-06-28T09:00:00","slug":"lettre-importante-adressee-a-linesss-pour-la-reconnaissance-de-lhormonotherapie-feminine-bioidentique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/lettre-importante-adressee-a-linesss-pour-la-reconnaissance-de-lhormonotherapie-feminine-bioidentique\/","title":{"rendered":"Lettre importante adress\u00e9e a l'INESSS pour la reconnaissance de l'hormonoth\u00e9rapie f\u00e9minine bioidentique"},"content":{"rendered":"<p>Gatineau, le 23 juin 2015<\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p><strong>Monsieur Luc Castonguay<\/strong> <br \/> Sous-ministre adjoint <br \/> Direction g&eacute;n&eacute;rale de la planification, de la performance et de la qualit&eacute; <br \/> Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et des Services sociaux <br \/> 1005, chemin Sainte-Foy, 1<sup>er<\/sup> &eacute;tage <br \/> Qu&eacute;bec (Qu&eacute;bec) &nbsp;G1S 4N4<\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;INESSS<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Madame Mireille Mathieu<\/p>\n<p>Vice-pr&eacute;sidente &agrave; la production scientifique<\/p>\n<p>2535, boulevard Laurier, 5<sup>e<\/sup> &eacute;tage<br \/> Qu&eacute;bec (Qu&eacute;bec) G1V 4M3<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dr St&eacute;phane P. Ahern, M.D., M.A., FRCPC, Ph. D.<\/p>\n<p>Pr&eacute;sident du comit&eacute; scientifique permanent de l&rsquo;&eacute;valuation des m&eacute;dicaments aux fins d&rsquo;inscription (CSEMI)<\/p>\n<p>2021, avenue Union, bureau 10.083<br \/> Montr&eacute;al (Qu&eacute;bec) H3A 2S9<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Objets: <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; R&eacute;ponse au courriel du 24 avril 2015 de Monsieur Luc Castonguay &agrave; Madame Linda Croiseti&egrave;re, N\/R&eacute;f.: 15-MS-01663.<\/p>\n<p>2-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lettre adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;INESSS par la Dre Sylvie Demers,&nbsp; M.D. Ph. D.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>R&eacute;ponse au courriel du 24 avril 2015&nbsp;de Monsieur Luc Castonguay &agrave; Madame Linda Croiseti&egrave;re:<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>Monsieur Luc Castonguay,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vous remercie pour l&rsquo;attention que vous avez port&eacute;e &agrave; ma demande d&rsquo;inclure les hormones bioidentiques &agrave; la liste des m&eacute;dicaments couverts sans restriction par la RAMQ.&nbsp; La Dre Sylvie Demers, M.D. Ph. D., et moi trouvons tr&egrave;s encourageant que le gouvernement s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la sant&eacute; des femmes du Qu&eacute;bec.&nbsp; Cela nous apporte un espoir de voir que les femmes seront peut-&ecirc;tre en mesure de choisir la m&eacute;dication qui est la plus appropri&eacute;e &agrave; leur sant&eacute; avec l&rsquo;avis de leur m&eacute;decin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour suivre ce dossier de pr&egrave;s, et pour en apprendre davantage sur les hormones qui r&eacute;gissent le bien-&ecirc;tre des femmes, j&rsquo;ai eu l&rsquo;opportunit&eacute; de suivre la formation que la Dre Sylvie Demers, sp&eacute;cialis&eacute;e en hormonoth&eacute;rapie bioidentique, donne aux m&eacute;decins int&eacute;ress&eacute;s de prescrire &agrave; bon dosage les hormones f&eacute;minines et masculines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>J&rsquo;ai aussi lu beaucoup d&rsquo;ouvrages sur l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie, dont son livre <em>Hormones au f&eacute;minin: repensez votre sant&eacute;<\/em>.&nbsp; Il va s&rsquo;en dire qu&rsquo;il y a beaucoup de mat&eacute;riel scientifique qui montre que l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie bioidentique est &agrave; privil&eacute;gier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je comprends aussi la position du gouvernement du Qu&eacute;bec de suivre les recommandations de l&rsquo;Institut national d&rsquo;excellence en sant&eacute; et en services sociaux (INESSS), mais le gouvernement a aussi la possibilit&eacute; de faire les bons choix avec l&rsquo;INESSS, apr&egrave;s que toute l&rsquo;information scientifique et la mise &agrave; jour de celles-ci soient &eacute;valu&eacute;es. Pour donner l&rsquo;heure juste, j&rsquo;ai demand&eacute; la collaboration et l&rsquo;expertise de la Dre Sylvie Demers dans ce dossier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La Dre Sylvie Demers est une m&eacute;decin de famille clinicienne-chercheure sp&eacute;cialis&eacute;e en hormonoth&eacute;rapie (f&eacute;minine et masculine) et docteure en m&eacute;decine exp&eacute;rimentale. Elle vous pr&eacute;sente les aspects techniques et la mise &agrave; jour des connaissances sur les hormones f&eacute;minines, les b&eacute;n&eacute;fices pour la sant&eacute; ainsi que les avantages &eacute;conomiques de l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vous remercie, Monsieur Castonguay, de votre attention et de la diligence que vous porterez &agrave; cette demande.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Veuillez, s&rsquo;il vous pla&icirc;t, accepter mes salutations les plus distingu&eacute;es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Linda Croiseti&egrave;re<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\"><strong><em>Lettre adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;INESSS par la Dre Sylvie Demers, &nbsp;M.D. Ph. D. :<\/em><\/strong><em>&nbsp;<\/em><\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\"><em>&nbsp;<\/em><\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">&Agrave; l&rsquo;intention des membres du comit&eacute; scientifique de l&rsquo;INESSS, charg&eacute;s de promouvoir l&rsquo;excellence clinique et une bonne utilisation des ressources en sant&eacute;,<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">Bonjour,<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">Je tiens d&rsquo;abord &agrave; remercier Madame Linda Croiseti&egrave;re pour l&rsquo;occasion qu&rsquo;elle me donne de m&rsquo;adresser &agrave; vous, qui avez une t&acirc;che difficile et noble&nbsp;: faire des recommandations au gouvernement du Qu&eacute;bec quant &agrave; une bonne utilisation des m&eacute;dicaments, en tenant compte de la capacit&eacute; de payer des Qu&eacute;b&eacute;cois.<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">Je suis une m&eacute;decin de famille clinicienne-chercheure sp&eacute;cialis&eacute;e en hormonoth&eacute;rapie (f&eacute;minine et masculine) et docteure en m&eacute;decine exp&eacute;rimentale, et je milite depuis longtemps pour que les femmes aient acc&egrave;s &agrave; une hormonoth&eacute;rapie bien prescrite. Ma demande est la suivante&nbsp;: <em>en hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine, vos recommandations doivent &ecirc;tre chang&eacute;es<\/em>.<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\">J&rsquo;axerai ma lettre autour de trois points (qui ne s&rsquo;adressent pas seulement &agrave; vous, mais &eacute;galement aux m&eacute;decins et autres professionnels de la sant&eacute;): d&rsquo;abord, il faut mettre &agrave; jour nos connaissances sur les hormones f&eacute;minines; ensuite, il est primordial de bien prescrire l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine; finalement, il faut r&eacute;aliser l&rsquo;immense impact positif, tant du point de vue humain que financier, d&rsquo;une telle approche. &nbsp;<\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\"><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n<p class=\"ecxecxmsonormal\"><strong><em>&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em>1-Il faut mettre &agrave; jour nos connaissances sur les hormones f&eacute;minines<\/em><\/strong><em>: ces hormones jouent des r&ocirc;les inestimables dans le bien-&ecirc;tre et la sant&eacute; des femmes<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plusieurs croient, encore en 2015, que les hormones f&eacute;minines ne servent qu&rsquo;&agrave; la reproduction. Ainsi, selon cette croyance, lorsque les femmes ne d&eacute;sirent plus se reproduire, ou ne le peuvent plus, prendre des hormones ne procurerait aucun b&eacute;n&eacute;fique r&eacute;el pour leur sant&eacute; et serait m&ecirc;me dangereux.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&Agrave; la lumi&egrave;re des connaissances actuelles, cette conception doit radicalement changer. Comme le veut la d&eacute;marche scientifique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Quand les faits changent, je change&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis les ann&eacute;es 1930, au cours desquelles les hormones f&eacute;minines ont &eacute;t&eacute; isol&eacute;es et caract&eacute;ris&eacute;es, jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 1960, avec la mise au point d&rsquo;un premier contraceptif oral, les hormones f&eacute;minines (estrog&egrave;nes et progest&eacute;rone) n&rsquo;avaient &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute;es que sous l&rsquo;angle de la reproduction. Mais les temps ont bien chang&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans les ann&eacute;es 1970, le lien entre un taux faible d&rsquo;estrog&egrave;nes et le d&eacute;veloppement de l&rsquo;ost&eacute;oporose est mis en &eacute;vidence. Cette importante d&eacute;couverte n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; exploit&eacute;e &agrave; sa juste valeur, &agrave; cause de la &laquo;&nbsp;grande peur des hormones f&eacute;minines&nbsp;&raquo; et qu&rsquo;on croit, &agrave; tort, que la prise de calcium et\/ou de vitamine D, exerce un effet protecteur contre l&rsquo;ost&eacute;oporose<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis les ann&eacute;es 1960 jusqu&rsquo;&agrave; ce jour, de nombreuses &eacute;tudes cliniques, ainsi que de nombreuses &eacute;tudes en recherche fondamentale de plus en plus sophistiqu&eacute;es (particuli&egrave;rement depuis les ann&eacute;es 1990 avec le d&eacute;veloppement spectaculaire de la biologie mol&eacute;culaire), ont permis de mettre en &eacute;vidence les multiples r&ocirc;les b&eacute;n&eacute;fiques des hormones f&eacute;minines en sant&eacute; humaine. Chez l&rsquo;adulte, homme ou femme, les estrog&egrave;nes sont essentiels pour la sant&eacute;, notamment la sant&eacute; osseuse, cardiovasculaire et c&eacute;r&eacute;brale (voir les documents annex&eacute;s). Un taux ad&eacute;quat favorise le maintien d&rsquo;une bonne sant&eacute; globale. Les estrog&egrave;nes sont &eacute;galement associ&eacute;s &agrave; une plus grande long&eacute;vit&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pourquoi, alors, avons-nous peur d&rsquo;utiliser l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine en pr&eacute;sence d&rsquo;une insuffisance en hormones f&eacute;minines (secondaire au vieillissement des ovaires ou secondaire &agrave; une autre cause)? La grande responsable est l&rsquo;ignorance. Une injustifiable ignorance. Il faut dire que les pr&eacute;jug&eacute;s tenaces envers les hormones f&eacute;minines jouent un r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant, car on croit g&eacute;n&eacute;ralement, &agrave; tort, qu&rsquo;elles sont mauvaises voire dangereuses. Quel message n&eacute;gatif envoy&eacute; aux femmes, ne trouvez-vous pas?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;Ignorance, avec un grand I, vient du fait que l&rsquo;on ignore les multiples r&ocirc;les b&eacute;n&eacute;fiques des hormones f&eacute;minines en-dehors du syst&egrave;me reproducteur, que l&rsquo;on confond les diff&eacute;rents types d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine, et que l&rsquo;on ne dose pas ces hormones. Comme je dis toujours, en hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine (comme pour tout type d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie), il faut donner les &laquo;&nbsp;bonnes hormones, au bon moment et au bon dosage&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>2-Il est primordial de bien prescrire l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine&nbsp;: <\/em><\/strong><em>il y a deux r&egrave;gles d&rsquo;or &agrave; respecter pour prescrire les &laquo;&nbsp;bonnes hormones&nbsp;&raquo;.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis plus de 10 ans de pratique intensive en hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine et masculine, j&rsquo;ai perfectionn&eacute; l&rsquo;art et la science de bien prescrire ces hormonoth&eacute;rapies, et cela m&rsquo;est d&rsquo;une inestimable utilit&eacute; en m&eacute;decine. Je ne pourrais plus pratiquer la m&eacute;decine autrement, sans me trouver inad&eacute;quate comme soignante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je ne discuterai pas ici de l&rsquo;importance de d&eacute;buter l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine pr&eacute;cocement (d&egrave;s l&rsquo;installation du ou des d&eacute;ficits hormonaux), ni de l&rsquo;importance de doser les hormones f&eacute;minines. Notez que je suis une pionni&egrave;re de l&rsquo;utilisation du dosage sanguin des hormones f&eacute;minines en sant&eacute; humaine, dosage qui permet de maximiser les bienfaits des hormones f&eacute;minines et d&rsquo;en minimiser les risques. Vous savez, toute substance b&eacute;n&eacute;fique est b&eacute;n&eacute;fique <em>&agrave; un certain dosage<\/em> - et peut s&rsquo;av&eacute;rer inefficace ou n&eacute;faste &agrave; un dosage trop faible ou trop &eacute;lev&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vais donc me limiter ici aux deux r&egrave;gles d&rsquo;or qui ont trait &agrave; l&rsquo;importance de donner les &laquo;&nbsp;bonnes hormones&nbsp;&raquo; en hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine, car cela vous concerne directement. Rappelons que c&rsquo;est votre organisme, charg&eacute; de conseiller le gouvernement du Qu&eacute;bec en mati&egrave;re de couverture des m&eacute;dicaments par la RAMQ, qui a jug&eacute; que, de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, tous les types d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine pr&eacute;sentaient un profil d&rsquo;efficacit&eacute; et d&rsquo;innocuit&eacute; similaires. Cela est faux. Sur cette fausse pr&eacute;misse, le gouvernement du Qu&eacute;bec se dit que si tout s&rsquo;&eacute;quivaut en hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine, sauf exception, payons d&rsquo;embl&eacute;e ce qui co&ucirc;te le moins cher. Ainsi, la RAMQ offre actuellement une couverture compl&egrave;te seulement &agrave; de &laquo;&nbsp;mauvais types&nbsp; d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine&nbsp;&raquo; (estrog&egrave;nes oraux et ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone) car ils co&ucirc;tent moins chers que les &laquo;&nbsp;bons&nbsp; types d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine&nbsp;&raquo; (estradiol-17&beta; transdermique et progest&eacute;rone&nbsp;: hormones dont la composition chimique est identique aux hormones f&eacute;minines) qui sont des m&eacute;dicaments d&rsquo;exception.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis longtemps, avant m&ecirc;me la publication des premiers r&eacute;sultats de l&rsquo;&eacute;tude <em>WHI (Women&rsquo;s Health Initiative)<\/em>, j&rsquo;applique, dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur des femmes, les deux r&egrave;gles d&rsquo;or suivantes&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Premi&egrave;re r&egrave;gle d&rsquo;or<\/em>&nbsp;: <\/strong><em>Pour les estrog&egrave;nes, il faut donner de l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique et non des estrog&egrave;nes oraux.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En effet, bien avant la publication des premiers r&eacute;sultats de l&rsquo;&eacute;tude <em>WHI<\/em> en 2002 (dont les r&eacute;sultats sont fort mal compris par ailleurs), les risques thromboemboliques des estrog&egrave;nes oraux &eacute;taient reconnus; pour cette raison, on prescrivait d&eacute;j&agrave; l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique aux femmes ayant des ant&eacute;c&eacute;dents thromboemboliques. Les &eacute;tudes montrent clairement qu&rsquo;&agrave; des doses d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie, les estrog&egrave;nes conjugu&eacute;s &eacute;quins qui sont des estrog&egrave;nes oraux couramment prescrits au Am&eacute;rique du Nord, augmentent les facteurs de coagulation, les triglyc&eacute;rides et la prot&eacute;ine C r&eacute;active, tous des facteurs importants de risque de maladies cardiovasculaires. Au contraire, l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique n&rsquo;augmente pas ces facteurs, et est m&ecirc;me b&eacute;n&eacute;fique &agrave; des doses ad&eacute;quates. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque d&eacute;j&agrave;, pour toutes ces raisons, on privil&eacute;giait &eacute;galement l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique pour les femmes ob&egrave;ses, hypertendues, diab&eacute;tiques ou dyslipid&eacute;miques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis 2002, trois autres &eacute;tudes importantes ont compar&eacute; les risques de thromboembolie veineuse (embolie pulmonaire et thrombophl&eacute;bite profonde) avec les diff&eacute;rentes hormonoth&eacute;rapies.<\/p>\n<p>1-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans une &eacute;tude publi&eacute;e dans The Lancet&nbsp; en 2003, une augmentation du risque de thromboembolie veineuse de 350% a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e avec les estrog&egrave;nes oraux (majoritairement des estrog&egrave;nes conjugaux &eacute;quins), comparativement &agrave; une diminution du risque de 10% avec l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>2-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans l&rsquo;&eacute;tude <em>ESTHER<\/em> (<em>Estrogen and thromboembolism risk<\/em>), une augmentation du risque de 430% a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e avec les estrog&egrave;nes oraux (majoritairement des estrog&egrave;nes conjugu&eacute;s &eacute;quins), alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;augmentation du risque avec l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique, et ce, m&ecirc;me chez des femmes pr&eacute;dispos&eacute;es g&eacute;n&eacute;tiquement (porteuses du facteur V de Leiden et de la mutation prothrombine G20210A)<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>3-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans une &eacute;tude prospective chez 80&nbsp;308 Fran&ccedil;aises suivies en moyenne 10 ans, une augmentation du risque de 70% a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e avec les estrog&egrave;nes oraux (majoritairement de l&rsquo;estradiol-17&beta; oral), tandis qu&rsquo;une diminution du risque de 10% a &eacute;t&eacute; observ&eacute;e avec l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie bioidentique (estradiol-17&beta; transdermique et progest&eacute;rone orale micronis&eacute;e)<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Concernant le risque thromboembolique art&eacute;riel (AVC), une &eacute;tude britannique publi&eacute;e en 2010 a conclu que les estrog&egrave;nes oraux (avec ou sans progestatif) augmente le risque de 28%, alors que l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique, tous dosages confondus, le diminue de 5%<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Rappelons que dans l&rsquo;&eacute;tude <em>WHI<\/em>, le seul risque des estrog&egrave;nes oraux (notez que dans le deuxi&egrave;me volet de l&rsquo;&eacute;tude, les femmes ne prenaient que des estrog&egrave;nes conjugu&eacute;s &eacute;quins), a &eacute;t&eacute; l&rsquo;augmentation du risque thromboembolique. D&rsquo;ailleurs, ces femmes ont fait moins de cancer du sein et d&rsquo;infarctus du myocarde que celles qui ne prenaient pas d&rsquo;estrog&egrave;nes. &Agrave; ce jour, on compte quatre &eacute;tudes cliniques randomis&eacute;es et avec placebo avec les estrog&egrave;nes seuls, et ces &eacute;tudes montrent une r&eacute;duction du risque de cancer du sein d&rsquo;environ 21%, et non le contraire<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn6\">[6]<\/a>. Il est inacceptable que cela soit &agrave; toutes fins pratiques inconnu, et que l&rsquo;on persiste &agrave; croire que la prise d&rsquo;estrog&egrave;nes &agrave; la m&eacute;nopause augmentent le risque de cancer du sein. C&rsquo;est le plus grand mythe &agrave; d&eacute;boulonner en sant&eacute; des femmes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je le r&eacute;p&egrave;te&nbsp;: le seul risque d&eacute;montr&eacute; avec la prise d&rsquo;estrog&egrave;nes oraux est l&rsquo;augmentation du risque thromboembolique - et cette augmentation peut &ecirc;tre pr&eacute;venue avec l&rsquo;utilisation de l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Deuxi&egrave;me r&egrave;gle d&rsquo;or<\/em><\/strong><em>&nbsp;: Pour la composante progestative, il faut donner de la progest&eacute;rone et non de l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone. <\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On croit g&eacute;n&eacute;ralement que la progest&eacute;rone n&rsquo;agit que dans l&rsquo;ut&eacute;rus lors du cycle menstruel ou lors de la gestation. (Le terme progest&eacute;rone vient d&rsquo;ailleurs du mot gestation (&laquo;&nbsp;progest&nbsp;&raquo;)). C&rsquo;est encore, malheureusement, l&rsquo;opinion de plusieurs experts en hormonoth&eacute;rapie. C&rsquo;est ce qui vous a induit en erreur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Or, au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es, de multiples recherches ont clairement d&eacute;montr&eacute; plusieurs r&ocirc;les b&eacute;n&eacute;fiques de la progest&eacute;rone en-dehors de l&rsquo;ut&eacute;rus. D&rsquo;ailleurs, on retrouve des r&eacute;cepteurs de la progest&eacute;rone (tout comme des r&eacute;cepteurs des estrog&egrave;nes) &agrave; peu pr&egrave;s partout dans l&rsquo;organisme humain, ce qui illustre bien leurs actions multi-syst&eacute;miques remarquables. Non seulement la progest&eacute;rone agit &agrave; peu pr&egrave;s partout dans notre corps, comme les estrog&egrave;nes, mais &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur m&ecirc;me de nos cellules, la progest&eacute;rone et les estrog&egrave;nes peuvent agir sur un grand nombre de g&egrave;nes (au moins 150 g&egrave;nes diff&eacute;rents pour la progest&eacute;rone et 153 g&egrave;nes pour les estrog&egrave;nes<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn7\">[7]<\/a>), en accord avec leurs multiples actions diff&eacute;rentes. De plus, il existe &eacute;galement diff&eacute;rents types de r&eacute;cepteurs pour la progest&eacute;rone et les estrog&egrave;nes. Vous savez, en tant que biologiste mol&eacute;culaire, je consid&egrave;re que ces hormones sont de loin les plus complexes et fascinantes du corps humain, et que si l&rsquo;on change moindrement leur composition chimique, cela comporte, jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, des risques pour la sant&eacute;. C&rsquo;est pourquoi, en f&eacute;condation <em>in vitro<\/em>, aucun m&eacute;decin n&rsquo;oserait administrer de l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone au lieu de la progest&eacute;rone aux femmes suite &agrave; un transfert d&rsquo;embryons, par crainte de ses effets nocifs sur le d&eacute;veloppement de l&rsquo;embryon.<\/p>\n<p>Malheureusement, sur la base de vos recommandations, la RAMQ couvre l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone, au lieu de la progest&eacute;rone (Prometrium&reg;) qui est un m&eacute;dicament d&rsquo;exception, parce que, comme dit pr&eacute;c&eacute;demment, l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone co&ucirc;te moins cher et que vous consid&eacute;rez que ces deux substances s&rsquo;&eacute;quivalent (&eacute;tant donn&eacute; que vous vous limitez seulement &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de leurs effets dans l&rsquo;ut&eacute;rus). Il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une grave erreur scientifique car ces substances ne s&rsquo;&eacute;quivalent pas du tout. Plus grave encore&nbsp;: les effets nocifs de l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone en-dehors de l&rsquo;ut&eacute;rus sont multiples, mettant les femmes &agrave; risque de d&eacute;velopper plusieurs probl&egrave;mes de sant&eacute;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Peu de gens savent que dans l&rsquo;&eacute;tude <em>WHI<\/em>, c&rsquo;est l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone, et non les estrog&egrave;nes, qui a &eacute;t&eacute; responsable de l&rsquo;augmentation des cas de cancer du sein et d&rsquo;infarctus. Dans l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie, la majorit&eacute; des risques pour la sant&eacute; (&agrave; l&rsquo;exception du risque thromboembolique d&ucirc; aux estrog&egrave;nes oraux) sont caus&eacute;s par l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone. L&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone, contrairement &agrave; la progest&eacute;rone, favorise la vasoconstriction des art&egrave;res, annule en partie les b&eacute;n&eacute;fices des estrog&egrave;nes sur le bilan lipidique, favorise la r&eacute;tention d&rsquo;eau et l&rsquo;augmentation de la pression art&eacute;rielle, ne se transforme pas en allopregnanolone (m&eacute;tabolite actif de la progest&eacute;rone tr&egrave;s b&eacute;n&eacute;fique pour le syst&egrave;me nerveux), augmente le risque de cancer du sein, etc. L&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone agit souvent comme une&nbsp; &laquo;&nbsp;anti-progest&eacute;rone&nbsp;&raquo; en-dehors de l&rsquo;ut&eacute;rus<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La progest&eacute;rone, contrairement &agrave; l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone, poss&egrave;de plusieurs propri&eacute;t&eacute;s b&eacute;n&eacute;fiques&nbsp;: anxiolytiques, calmantes, anti&eacute;pileptiques, diur&eacute;tiques et antihypertensives. Un taux ad&eacute;quat de progest&eacute;rone (en pr&eacute;sence d&rsquo;un taux ad&eacute;quat d&rsquo;estrog&egrave;nes) diminue le risque de pathologies musculo-squelettiques, d&rsquo;hyperr&eacute;activit&eacute; vasculaire, d&rsquo;arythmies cardiaques et de vessie hyperactive. Ses propri&eacute;t&eacute;s protectrices sur le syst&egrave;me nerveux central et p&eacute;riph&eacute;rique sont remarquables et multiples<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn9\">[9]<\/a>. La progest&eacute;rone a &eacute;galement des propri&eacute;t&eacute;s anti-cancer<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn10\">[10]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis plus d&rsquo;une d&eacute;cennie, chez les femmes pr&eacute;sentant une d&eacute;ficience en progest&eacute;rone, je constate jour apr&egrave;s jour les bienfaits multiples de la progest&eacute;rone orale micronis&eacute;e (Prometrium&reg;)&nbsp;: diminution du syndrome pr&eacute;menstruel, am&eacute;lioration significative de la qualit&eacute; du sommeil, diminution de l&rsquo;anxi&eacute;t&eacute;, diminution des douleurs musculaires (par exemple, tendinites ou sympt&ocirc;mes de fibromyalgie qui disparaissent ou s&rsquo;am&eacute;liorent significativement), disparition des palpitations cardiaques&hellip; Bref, un sentiment de mieux-&ecirc;tre et un meilleur &eacute;tat de sant&eacute; g&eacute;n&eacute;ral, que les femmes appr&eacute;cient tellement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>3- Il faut r&eacute;aliser l&rsquo;immense impact positif, tant du point de vue humain que financier, d&rsquo;une telle approche<\/em><\/strong><em>&nbsp;:<\/em><em> L&rsquo;utilisation judicieuse de l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine permettrait de sauver beaucoup d&rsquo;argent.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ne vous y trompez pas&nbsp;: vos recommandations en hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine n&rsquo;entra&icirc;nent aucune &eacute;conomie d&rsquo;argent en n&rsquo;offrant une couverture compl&egrave;te qu&rsquo;aux types d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie risqu&eacute;s pour la sant&eacute; des femmes. (Notons que les hommes n&rsquo;ont pas &agrave; subir des &laquo;&nbsp;risques inutiles&nbsp;&raquo; pour leur sant&eacute;, ceux-ci ayant acc&egrave;s sans restriction &agrave; de la testost&eacute;rone bioidentique - m&ecirc;me si cette hormonoth&eacute;rapie masculine bioidentique co&ucirc;te plus cher que celle f&eacute;minine bioidentique, c&rsquo;est-&agrave;-dire compos&eacute;e d&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique et de progest&eacute;rone<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn11\">[11]<\/a>.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Combien co&ucirc;te l&rsquo;augmentation des cas de cancer du sein et d&rsquo;infarctus due &agrave; l&rsquo;utilisation de l&rsquo;ac&eacute;tate de m&eacute;droxyprogest&eacute;rone au lieu de la progest&eacute;rone? Combien co&ucirc;te l&rsquo;augmentation des cas de thromboembolie due &agrave; l&rsquo;utilisation des estrog&egrave;nes oraux au lieu de l&rsquo;estradiol-17&beta; transdermique? &Agrave; combien chiffre-t-on les effets n&eacute;gatifs de ne pas bien traiter les femmes pr&eacute;sentant une d&eacute;ficience en progest&eacute;rone? Etc.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un autre aspect, d&rsquo;une importance extr&ecirc;me, est l&rsquo;aspect pr&eacute;ventif de l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine. M&ecirc;me avec une&nbsp;&laquo;&nbsp;hormonoth&eacute;rapie risqu&eacute;e&nbsp;&raquo;, peu de gens savent que les femmes ont un avantage de survie lorsqu&rsquo;elles d&eacute;butent ce type d&rsquo;hormonoth&eacute;rapie avant l&rsquo;&acirc;ge de 60 ans (soulignons le fait que la grande majorit&eacute; des femmes d&eacute;butent l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie avant cet &acirc;ge) &agrave; cause des nombreux bienfaits des estrog&egrave;nes. Une analyse des &eacute;tudes cliniques randomis&eacute;es et contr&ocirc;l&eacute;es d&rsquo;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; 6 mois a montr&eacute; que les femmes qui commencent l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine avant l&rsquo;&acirc;ge de 60 ans voient leur risque de mortalit&eacute; diminuer de 39%<a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftn12\">[12]<\/a>. Cela est &eacute;norme. M&ecirc;me dans l&rsquo;&eacute;tude <em>WHI<\/em>, dont la m&eacute;diatisation des r&eacute;sultats du premier volet de l&rsquo;&eacute;tude en 2002 a caus&eacute; une psychose collective, il y a eu une diminution de mortalit&eacute; de 30% chez les femmes ayant commenc&eacute; l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie avant d&rsquo;avoir 60 ans. Pourquoi ces donn&eacute;es sont-elles ignor&eacute;es? &Eacute;videmment, il est logique de penser qu&rsquo;avec une hormonoth&eacute;rapie bien prescrite (bonnes hormones, bon dosage et d&eacute;but pr&eacute;coce), les femmes auraient encore une plus grande esp&eacute;rance de vie, et surtout, un mieux-&ecirc;tre. Les m&eacute;decins de famille connaissent &agrave; peu pr&egrave;s tous des histoires de patientes dont l&rsquo;&eacute;tat de bien-&ecirc;tre et de sant&eacute; s&rsquo;est d&eacute;t&eacute;rior&eacute; rapidement suite &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t de leur hormonoth&eacute;rapie - arr&ecirc;t trop souvent impos&eacute; aux femmes &agrave; cause de la &laquo;&nbsp;grande peur&nbsp;des hormones f&eacute;minines&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Actuellement, deux probl&egrave;mes majeurs en m&eacute;decine, responsables d&rsquo;une hausse vertigineuse des co&ucirc;ts de sant&eacute;, concernent la sur-prescription m&eacute;dicamenteuse et la non-connaissance des multiples r&ocirc;les b&eacute;n&eacute;fiques des hormones f&eacute;minines. Ces deux probl&egrave;mes sont &eacute;troitement inter-reli&eacute;s chez les femmes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>La surm&eacute;dicalisation est courante chez les femmes<\/em><\/p>\n<p>Au cours de mes ann&eacute;es de pratique comme m&eacute;decin de famille (avant m&ecirc;me de me consacrer intensivement &agrave; l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie), j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; que la majorit&eacute; des patients qui me consultaient &eacute;taient des femmes, pour des situations reli&eacute;es aux hormones f&eacute;minines: contraception, infertilit&eacute;, syndrome des ovaires polykystiques, syndrome pr&eacute;menstruel, pr&eacute;m&eacute;nopause, m&eacute;nopause&hellip; Les femmes constituent la moiti&eacute; de la population, et elles vivront en moyenne, avec l&rsquo;esp&eacute;rance de vie actuelle, la moiti&eacute; de leur vie en pr&eacute;m&eacute;nopause-m&eacute;nopause! Peu de gens r&eacute;alisent cela. Il est injustifiable que les m&eacute;decins n&rsquo;aient &agrave; peu pr&egrave;s pas de formation sur les cons&eacute;quences n&eacute;fastes de la chute des taux sanguins des &laquo;&nbsp;bonnes hormones f&eacute;minines&nbsp;&raquo; chez les femmes &agrave; la pr&eacute;m&eacute;nopause-m&eacute;nopause.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En effet, en plus d&rsquo;un nombre impressionnant de sympt&ocirc;mes pouvant affecter de fa&ccedil;on importante leur qualit&eacute; de vie, les hormones f&eacute;minines agissant sur tous les syst&egrave;mes, le d&eacute;ficit hormonal chez les femmes &agrave; la pr&eacute;m&eacute;nopause-m&eacute;nopause est fr&eacute;quemment impliqu&eacute; dans&nbsp;: l&rsquo;augmentation de la pression art&eacute;rielle, l&rsquo;augmentation du C-LDL (appel&eacute; &laquo;&nbsp;mauvais cholest&eacute;rol&nbsp;&raquo;), l&rsquo;augmentation du poids (en particulier l&rsquo;augmentation du gras abdominal), l&rsquo;augmentation du taux d&rsquo;insuline &agrave; jeun (augmentant le risque de diab&egrave;te de type 2), la sortie du calcium des os (responsable de l&rsquo;ost&eacute;oporose et de calcifications g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;es), l&rsquo;insomnie rebelle, l&rsquo;asth&eacute;nie, l&rsquo;apparition de plusieurs pathologies musculo-squelettiques, l&rsquo;augmentation de l&rsquo;&eacute;tat inflammatoire, la diminution de production de neurotransmetteurs et neurohormones, l&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration du vieillissement, etc. &nbsp;Il est clair pour moi qu&rsquo;une v&eacute;ritable r&eacute;volution en sant&eacute; n&rsquo;est possible qu&rsquo;avec la reconnaissance des bienfaits des hormones f&eacute;minines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On entend de plus en plus de voix qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent - mentionnons &agrave; titre d&rsquo;exemple le Dr Fernand Turcotte, professeur &eacute;m&eacute;rite au d&eacute;partement de m&eacute;decine sociale et pr&eacute;ventive &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Laval &ndash; et qui affirment que plusieurs m&eacute;dicaments prescrits &agrave; long terme chez les personnes &laquo;&nbsp;vieillissantes&nbsp;&raquo; sont tr&egrave;s peu ou pas efficaces, et sont, du moins en partie, responsables de l&rsquo;explosion des co&ucirc;ts en sant&eacute;. &Agrave; mon sens, il est clair que c&rsquo;est parce que, souvent, <em>l&rsquo;on ne traite pas la cause d&rsquo;un probl&egrave;me de sant&eacute; mais plut&ocirc;t ses cons&eacute;quences<\/em> - et cette cause est fr&eacute;quemment reli&eacute;e au d&eacute;ficit en hormones f&eacute;minines chez les femmes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Prenons seulement l&rsquo;exemple des antid&eacute;presseurs. Le nombre d&rsquo;antid&eacute;presseurs prescrits a connu une hausse fulgurante au cours de la derni&egrave;re d&eacute;cennie, et entra&icirc;ne des co&ucirc;ts faramineux pour la soci&eacute;t&eacute;. Demandez-vous &agrave; qui l&rsquo;on prescrit surtout les antid&eacute;presseurs au Qu&eacute;bec? Je vais vous r&eacute;pondre&nbsp;sans ambages: aux femmes, et pour des probl&egrave;mes caus&eacute;s primairement par un d&eacute;ficit en hormones f&eacute;minines, rendant plusieurs femmes plus vuln&eacute;rables au stress. Pensons aux antid&eacute;presseurs et autres psychotropes prescrits massivement aux femmes pour diminuer l&rsquo;anxi&eacute;t&eacute;, les sympt&ocirc;mes d&eacute;pressifs, les sautes d&rsquo;humeur, l&rsquo;insomnie, et m&ecirc;me les bouff&eacute;es de chaleur, caus&eacute;s par un probl&egrave;me d&rsquo;ovaires (et non un probl&egrave;me de cerveau). Tel que dit pr&eacute;c&eacute;demment, les m&eacute;decins n&rsquo;ont &agrave; toutes fins pratiques aucune formation dans ce domaine, et de plus, on v&eacute;hicule encore une &laquo;&nbsp;grande peur des hormones f&eacute;minines&nbsp;&raquo;&nbsp;: cela a comme cons&eacute;quence une sur-psychiatrisation aberrante des femmes. Et leur maltraitance. Et une perte d&rsquo;estime d&rsquo;elles-m&ecirc;mes. Je trouve cela franchement scandaleux.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au lieu de traiter &agrave; la pi&egrave;ce les multiples cons&eacute;quences d&rsquo;un d&eacute;ficit en hormones f&eacute;minines - <em>raisonnons enfin <\/em>- et traitons intelligemment les femmes avec une hormonoth&eacute;rapie bien prescrite. Combien d&rsquo;antid&eacute;presseurs, d&rsquo;anxiolytiques, d&rsquo;antipsychotiques, de stabilisateurs de l&rsquo;humeur, de somnif&egrave;res, d&rsquo;antihypertenseurs, de statines, de relaxants musculaires, d&rsquo;anti-inflammatoires, d&rsquo;inhibiteurs de la pompe &agrave; protons, de biphosphonates, etc., trainant dans leur sillon une kyrielle d&rsquo;effets secondaires, seraient &eacute;vit&eacute;s? Combien d&rsquo;arr&ecirc;ts de travail, de conflits familiaux, de retraites pr&eacute;matur&eacute;es, dus &agrave; une &laquo;&nbsp;d&eacute;pression majeure&nbsp;&raquo; ou &agrave; un &laquo;&nbsp;trouble de l&rsquo;adaptation&nbsp;&raquo; seraient &eacute;vit&eacute;s en traitant ad&eacute;quatement la cause de leur mal-&ecirc;tre? (Notons ici que pour poser un diagnostic psychiatrique, le m&eacute;decin doit d&rsquo;abord avoir &eacute;limin&eacute; une cause biologique, ce que l&rsquo;on ne fait pas dans la plupart des cas en sant&eacute; des femmes, car le d&eacute;ficit en hormones f&eacute;minines est presque toujours occult&eacute;.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tous les jours, mes patientes me font part de leur profonde satisfaction &agrave; &ecirc;tre trait&eacute;es avec une &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine, et me pressent d&rsquo;agir pour que les mentalit&eacute;s &eacute;voluent, et que toutes les femmes puissent avoir acc&egrave;s &agrave; une hormonoth&eacute;rapie bien prescrite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par cons&eacute;quent, pour toutes ces raisons, je vous demande de reconsid&eacute;rer votre d&eacute;cision de couvrir sans restriction une hormonoth&eacute;rapie &laquo;&nbsp;inutilement risqu&eacute;e&nbsp;&raquo; au lieu d&rsquo;une hormonoth&eacute;rapie bioidentique (estradiol-17&beta; transdermique et progest&eacute;rone). C&rsquo;est une question de science et de bon sens. Cela r&eacute;parerait &eacute;galement une iniquit&eacute; envers les femmes, et constituerait surtout une base solide pour entreprendre une vraie r&eacute;forme en sant&eacute; des femmes. Nous en avons tous tellement besoin. Et vous avez le pouvoir d&rsquo;amorcer cette r&eacute;forme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Je vous remercie, Mesdames et Messieurs du comit&eacute; scientifique de l&rsquo;INESSS, d&rsquo;avoir pris le temps de me lire. N&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; me contacter pour tout questionnement. Soyez assur&eacute;s de mon enti&egrave;re collaboration dans cette affaire qui me tient &agrave; c&oelig;ur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bien &agrave; vous,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dre Sylvie Demers, M.D. Ph. D.<\/p>\n<p>M&eacute;decin de famille&nbsp;<\/p>\n<p>Biologiste et Docteure en m&eacute;decine exp&eacute;rimentale (sp&eacute;cialisation&nbsp;: g&eacute;n&eacute;tique mol&eacute;culaire humaine)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>182 rue Montcalm<\/p>\n<p>Gatineau, Qc<\/p>\n<p>J8Y 3B5<\/p>\n<p>819-771-1936<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>-------<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>P.S. <span style=\"text-decoration: underline;\">Documents annex&eacute;s<\/span> (pour l&rsquo;INESSS)&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Courriel envoy&eacute; par Monsieur Luc Castonguay le 24 avril 2015 &agrave; Madame Linda Croiseti&egrave;re;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Lettre envoy&eacute;e par Madame Linda Croiseti&egrave;re le 17 novembre 2014 &agrave; l&rsquo;Honorable Philippe Couillard et 20 personnalit&eacute;s politiques;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Lettre envoy&eacute;e par la Dre Sylvie Demers et 19 m&eacute;decins cosignataires, le 19 novembre 2014, &agrave; l&rsquo;Honorable Philippe Couillard et 20 personnalit&eacute;s politiques. <em>Titre&nbsp;: Avoir acc&egrave;s &agrave; une hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine bioidentique&nbsp;: une question de science, de bon sens et d&rsquo;&eacute;thique m&eacute;dicale<\/em>;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Cahier du participant remis aux m&eacute;decins lors d&rsquo;une journ&eacute;e de formation sur l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine donn&eacute;e par la Dre Sylvie Demers qui a lieu le 30 octobre 2014 &agrave; Gatineau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous avons joint &agrave; ce cahier les nombreux articles scientifiques mentionn&eacute;s dans le cahier du participant (class&eacute;s par ordre alphab&eacute;tique). Nous savons que vous avez acc&egrave;s &agrave; ces articles scientifiques (droits d&rsquo;auteurs respect&eacute;s); nous vous les faisons parvenir uniquement dans le but de vous &eacute;pargner du temps de recherche;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Deux livres dont la Dre Sylvie Demers est l&rsquo;auteure et publi&eacute;s par Les &Eacute;ditions de l&rsquo;Homme:<\/p>\n<p>Le best-seller <em>Hormones au f&eacute;minin&nbsp;: Repensez votre sant&eacute; <\/em>(2008-2009) et les r&eacute;f&eacute;rences,&nbsp; <em>Le mythe de la vitamine D&nbsp;: R&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; sur les hormones<\/em> (2013).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>-------<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>cc. (ordre alphab&eacute;tique)&nbsp;:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Dr Ga&eacute;tan Barrette, Ministre de la Sant&eacute; et des Services sociaux Ministre de la Sant&eacute;;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Dr Charles Bernard, Pr&eacute;sident-directeur g&eacute;n&eacute;ral du Coll&egrave;ge des m&eacute;decins du Qu&eacute;bec;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- M. Luc Castonguay, Sous-ministre adjoint, Direction g&eacute;n&eacute;rale de la planification, de la performance et de la qualit&eacute;, Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et des Services sociaux;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Dre Diane Francoeur, Pr&eacute;sidente de la F&eacute;d&eacute;ration des m&eacute;decins sp&eacute;cialistes du Qu&eacute;bec;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Dr Louis Godin, Pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration des m&eacute;decins omnipraticiens du Qu&eacute;bec;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>- Dre Ruth &Eacute;laine Vander Stelt, Pr&eacute;sidente de l&rsquo;Association des m&eacute;decins du Qu&eacute;bec.<\/p>\n<div> <\/p>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref1\">[1]<\/a> Demers, S. <em>Le mythe de la vitamine D&nbsp;: R&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; sur les hormones<\/em> (2013) Les &Eacute;ditions de l&rsquo;Homme. 244 p.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref2\">[2]<\/a> Scarabin P.-Y. <em>et al<\/em>. The Lancet Vol. 362, p. 428-432.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref3\">[3]<\/a> Straczek C<em>. et al<\/em>. (2005) Circulation Vol. 112, p. 3495-3500.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref4\">[4]<\/a> Canonico M. <em>et al<\/em>. (2010) Arterioscler. Thromb. Biol. Vol. 30, p. 340-345.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref5\">[5]<\/a> Renoux C<em>. et al<\/em>. (2010) BMJ Vol. 340, p. C2519.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref6\">[6]<\/a> Stephanick M.L<em>. et al<\/em>. (2006) JAMA Vol. 295, p. 1647-1657.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref7\">[7]<\/a> Lagani&egrave;re J. <em>et al<\/em>. (2005) PNAS Vol. 102, p. 11651-11656.<\/p>\n<p>Leo J.C.L. <em>et al<\/em>. (2005) IJC Vol. 117, p. 561-568.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref8\">[8]<\/a> Document annex&eacute;&nbsp;: Demers S. (24 octobre 2014) <em>Prescrire l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine avec art et science<\/em> - Cahier du Participant, p. 12-13 et p. 21; .Demers, S. <em>Hormones au f&eacute;minin&nbsp;: Repensez votre sant&eacute;&nbsp;<\/em>: chapitres 2 &agrave; 7 (2008-2009) Les &Eacute;ditions de l&rsquo;Homme. 259 p.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref9\">[9]<\/a> Demers, S. <em>Hormones au f&eacute;minin&nbsp;: Repensez votre sant&eacute;<\/em>. Chapitre 4 (2008-2009) Les &Eacute;ditions de l&rsquo;Homme. 259 p.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref10\">[10]<\/a> Document annex&eacute;&nbsp;: Demers S. (24 octobre 2014) <em>Prescrire l&rsquo;hormonoth&eacute;rapie f&eacute;minine avec art et science<\/em> - Cahier du Participant, p. 22-29.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref11\">[11]<\/a>&nbsp; Document annex&eacute;&nbsp;: Lettre de Madame Linda Croiseti&egrave;re (17 novembre 2014).<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a href=\"file:\/\/\/D:\/INESSS,%20Luc%20Castonguay%20(23%20juin%202015)%20siteweb.docx#_ftnref12\">[12]<\/a> Salpeter S. R. <em>et al<\/em>. (2004) J. Gen. Intern. Med. Vol. 19, p. 791-804.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gatineau, le 23 juin 2015 &nbsp; Monsieur Luc Castonguay Sous-ministre adjoint Direction g&eacute;n&eacute;rale de la planification, de la performance et de la qualit&eacute; Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et des Services sociaux 1005, chemin Sainte-Foy, 1er &eacute;tage Qu&eacute;bec (Qu&eacute;bec) &nbsp;G1S 4N4 &nbsp; L&rsquo;INESSS &nbsp; Madame Mireille Mathieu Vice-pr&eacute;sidente &agrave; la production scientifique 2535, boulevard Laurier, 5e [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-177","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=177"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=177"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=177"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.drdemers.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=177"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}